L’étudiant en Licence professionnelle en journalisme, option presse écrite, à l’École Supérieure d’Administration, d’Économie, de Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (ESAE), Aristide Kanoussou, a soutenu avec succès son mémoire de fin de formation le jeudi 18 juin 2026. Son travail, intitulé « Utilisation de Facebook et des chaînes WhatsApp dans la stratégie de diffusion de l’information du quotidien L’Informateur : analyse des pratiques et évaluation de l’efficacité », a été sanctionné par la mention Très Bien.
Réalisé sous la direction de M. Agapit Napoléon Maforikan, administrateur des médias, consultant-formateur et chargé de cours à l’ESAE, ce mémoire a été examiné par un jury présidé par le Dr John Akintola, avec comme rapporteur Kimba Ba Seguere et examinateur Epiphane Axel Bognanho.
À travers cette recherche, Aristide Kanoussou s’est intéressé à l’intégration des réseaux sociaux dans la stratégie de diffusion de l’information d’un quotidien béninois. Son étude met en lumière la place désormais incontournable de Facebook et des chaînes WhatsApp dans l’écosystème médiatique contemporain. Face aux mutations numériques, la presse écrite est appelée à investir davantage ces plateformes afin de préserver sa visibilité et de conquérir de nouveaux publics.
S’appuyant sur une approche méthodologique mixte à dominante qualitative, l’étude a mobilisé l’observation participante, les entretiens semi-directifs, l’analyse documentaire et l’analyse de contenu auprès de dix acteurs de la rédaction du quotidien L’Informateur.

Les résultats révèlent que le journal dispose d’une présence numérique régulière sur Facebook et WhatsApp. Toutefois, cette présence demeure largement informelle. L’absence d’un community manager dédié, d’un calendrier éditorial structuré et d’une adaptation des contenus aux formats numériques limite considérablement l’engagement des internautes. Les publications se résument principalement à la reprise des articles de l’édition papier.
Le mémoire conclut que Facebook et WhatsApp constituent des leviers importants de visibilité et de diffusion de l’information, mais que leur efficacité reste entravée par l’absence d’une stratégie digitale clairement définie et par la surcharge de travail des journalistes. L’étude recommande notamment l’élaboration d’une charte éditoriale numérique, la désignation d’un référent digital et le recrutement d’un community manager.
Pour Aristide Kanoussou, cette recherche représente bien plus qu’un exercice académique. Elle constitue une expérience enrichissante qui a renforcé sa conviction que l’avenir de la presse repose sur une intégration intelligente des outils numériques, sans compromis sur les exigences de rigueur, de crédibilité et de professionnalisme qui fondent le métier de journaliste. Il faut préciser que Aristide Kanoussou intervient parfois sur les ondes de Sota FM, pour débattre de certains sujets d’actualité du pays.
