Soroubat : des ouvriers dénoncent des conditions de travail difficiles dans l’Alibori

Ça grogne dans le rang des ouvriers de la Société des Routes et Bâtiment (Soroubat). Ce mercredi 11 mars 2026, sur le site de Guéné à Malanville département de l’Alibori au nord du Bénin, plusieurs travailleurs ont exprimé leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de conditions de travail pénibles sur les différents chantiers de l’entreprise.

Franck Sodjihoun, porte-parole des ouvriers revendicateurs, a exposé les principales préoccupations de ses collègues. « Nous revendiquons certaines choses que l’entreprise ignore depuis fort longtemps. Il y a quelques jours, des incidents ont eu lieu sur le chantier et nous n’avons pas eu gain de cause. Nous avons jugé bon de procéder par ce moyen pour revendiquer nos droits », a-t-il déclaré.

Parmi les revendications principales figurent l’instauration de primes de risque pour les travailleurs exposés aux dangers sur les chantiers, une revalorisation des salaires ainsi qu’une meilleure réglementation de ceux-ci. « On ne peut pas travailler sur un chantier aussi risqué et percevoir un salaire insignifiant. Dans le secteur du BTP au Bénin, quelle entreprise paie seulement 60 000 francs CFA à ses employés ? », s’interroge le porte-parole.

Ces plaintes interviennent dans un contexte où l’insécurité sévit dans la région, où des engins de chantier sont parfois la cible d’attaques de groupes armés ou de mines posées sur les chantiers.

Les ouvriers dénoncent également l’absence de documents administratifs essentiels. Plusieurs d’entre eux disent ne pas disposer ni de fiches de paie ni de copies de leurs contrats de travail. À cela s’ajoutent des horaires jugés éprouvants. « L’heure de fin de travail ne nous arrange pas. Jusqu’à 19 heures, il y a encore des ouvriers dans la brousse », déplore Franck Sodjihoun.

La sécurité sur les chantiers est un autre point de tension. Les travailleurs signalent un manque d’équipements de protection adéquats, ce qui les expose davantage aux risques et aux maladies professionnelles. Face à cette situation, les ouvriers espèrent que leurs revendications seront enfin prises en compte afin d’améliorer leurs conditions de travail et de garantir une meilleure sécurité sur les chantiers.

Pour l’heure, la direction de Soroubat ne s’est pas encore officiellement prononcée sur ces différentes allégations. Cependant, l’équipe dirigeante locale affirme être informée de la situation, qui, selon les explications été remontée à la hiérarchie basée dans le sud du Bénin, et assure que des dispositions sont en cours pour répondre aux revendications des ouvriers.

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