Drame du mont Lassa : Kpandri sous le choc, l’urgence d’un soutien psychologique aux familles endeuillées

La localité de Kpandri, située dans le village de Katabam, arrondissement de Singré, commune de Copargo au Bénin, est plongée dans une profonde tristesse depuis l’après-midi du dimanche 8 mars 2026. Un grave accident de la route survenu sur le mont Lassa, dans la région de Kara au Togo, a coûté la vie à de nombreux habitants de cette communauté, transformant un déplacement pour des funérailles en un nouveau drame collectif.

Selon les premières informations recueillies, un camion transportant environ cinquante passagers avait quitté Kpandri pour se rendre à Lassa-Haut afin d’assister aux obsèques d’un proche. Alors qu’ils regagnaient leur localité après la cérémonie, le véhicule a été victime d’un accident sur la route montagneuse du mont Lassa, connue pour sa dangerosité par endroits.

Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine de morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état critique. Face à l’ampleur du choc, les secours et les populations riveraines se sont mobilisés pour porter assistance aux victimes. Pendant ce temps, à Kpandri, l’annonce du drame a provoqué une onde de choc. Des familles entières ont été frappées, certaines ayant perdu plusieurs proches à la fois.

Au-delà du bilan humain déjà lourd, c’est un traumatisme profond qui s’abat aujourd’hui sur toute une communauté. Dans un village où les liens familiaux et communautaires sont très étroits, la disparition simultanée de plusieurs membres d’une même famille crée une détresse psychologique immense. Pour certaines familles, ce sont deux, trois, voire cinq proches ou davantage qui ont péri dans ce drame.

Dans de telles circonstances, la douleur ne se limite pas aux funérailles qui suivront. Les survivants doivent affronter un choc émotionnel brutal, un sentiment de vide, parfois accompagné de culpabilité ou de détresse profonde. Sans accompagnement adéquat, ce traumatisme peut laisser des séquelles psychologiques durables.

Au-delà des enquêtes nécessaires pour établir les circonstances exactes de l’accident, un soutien psychologique structuré apparaît indispensable pour accompagner les familles endeuillées et les rescapés. Pour les habitants de Kpandri, la douleur est immense, et le chemin du deuil ne pourra être traversé sans un soutien humain, social et psychologique à la hauteur de la tragédie vécue.

L W T

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